La santé des ruminants (bovins, caprins, ovins) repose sur une surveillance rigoureuse de nombreux paramètres, dont le parasitisme digestif et respiratoire. Parmi les outils à la disposition des éleveurs et des vétérinaires, la coproscopie occupe une place centrale. Cette méthode d’analyse des fèces permet de détecter la présence de parasites internes tels que les nématodes, les cestodes ou encore les trématodes, responsables d’une altération de la santé des animaux et donc de pertes économiques importantes.
La coproscopie consiste à examiner les matières fécales d’un animal pour y rechercher des œufs ou des larves de parasites. La diagnose des œufs (ou larves) observés au microscope permet d’identifier avec précision le parasite. Elle permet d’identifier les strongles digestifs, les parasites respiratoires, ainsi que d’autres agents pathogènes présents dans le tube digestif. Cette méthode est non invasive, rapide et particulièrement adaptée à une gestion raisonnée du parasitisme dans les élevages de ruminants.
Elle s’inscrit dans une démarche de gestion raisonnée du parasitisme. Elle permet de :
Cette approche permet de limiter les pertes de production, d’améliorer le bien-être des animaux d’élevage et de répondre aux exigences sanitaires et environnementales des filières.
Comment se déroule l’analyse ?
L’analyse peut être réalisée à partir d’un échantillon de fèces prélevé par l’éleveur selon les consignes données à l’aide d’un kit dédié ou d’un simple gant de fouille et pot hermétique, puis le dépose à la clinique pour analyse. En laboratoire, les vétérinaires utilisent différentes techniques (flottation, sédimentation, larvoscopie) pour identifier et quantifier les parasites digestifs et respiratoires présents. Cette technique vétérinaire est essentielle pour estimer la charge parasitaire et mettre en place une gestion adaptée pour l’élevage concerné.
La coproscopie s’intègre dans un plan de gestion raisonnée du parasitisme élaboré avec le vétérinaire. Elle peut être couplée à d’autres examens (bilan nutritionnel, suivi de croissance, analyses sérologiques) pour une approche globale de la santé des ruminants.
Elle est également un outil pédagogique : les vétérinaires peuvent accompagner les éleveurs dans la formation à la reconnaissance des signes cliniques liés au parasitisme, à l’interprétation des résultats et à la mise en œuvre de mesures préventives.
Tous les ruminants sont concernés : bovins, caprins, ovins, qu’ils soient en élevage laitier ou allaitant. Elle peut aussi être utile pour les animaux de compagnie de type ruminant (chèvres naines, moutons d’agrément), souvent exposés aux mêmes parasites digestifs que les animaux de rente.
Face à l’augmentation des résistances aux antiparasitaires, la coproscopie permet de limiter les traitements inutiles et de préserver l’efficacité des molécules disponibles. Elle s’inscrit dans une démarche durable, respectueuse de l’animal, de l’environnement et des attentes sociétales.
Elle répond également aux exigences des GDS (Groupements de Défense Sanitaire) et des cahiers des charges qualité, qui recommandent une analyse coprologique régulière pour assurer un bon état sanitaire des troupeaux.
Vous souhaitez mettre en place une gestion raisonnée du parasitisme dans votre élevage ? Prenez rendez-vous dans votre clinique vétérinaire pour discuter d’un protocole adapté à vos animaux.