Reportage : vétérinaire au cœur de nos campagnes

Actualités des cliniques
vétérinaire au cœur de nos campagnes
Date de publication : 16/01/2026

Un métier de terrain, profondément humain

L’exercice de la médecine vétérinaire rurale est à la fois discret et essentiel. Il se joue loin des villes, au rythme des exploitations, des troupeaux et des saisons. Le reportage diffusé sur TF1 met en lumière un métier de terrain tel que le vit au quotidien Solène Vadrot, vétérinaire à la clinique de l’Arguenon et associée Fovéa.

À travers son regard, on comprend la réalité des soins aux grands animaux, l’engagement auprès des éleveurs et l’importance de ce rôle pour la santé animale et le bien-être des troupeaux.

Dans cet article :

Le métier de vétérinaire rurale, une pratique ancrée sur le terrain

Être vétérinaire rurale, c’est exercer une médecine polyvalente au plus près des élevages. Les consultations ne se font pas en salle d’attente, mais en ferme, dans les étables, les pâtures, parfois de nuit, souvent en urgence. Les journées sont denses, rythmées par les vêlages, les troubles digestifs ou respiratoires, les boiteries… jusqu’aux actes chirurgicaux lorsque cela s’impose. Cette pratique exige une capacité à établir un diagnostic sur le terrain, avec peu d’outils, en s’appuyant sur l’observation fine, l’expérience et le dialogue avec l’éleveur.

L’objectif n’est pas seulement de soigner un individu, mais d’améliorer durablement la santé du troupeau en agissant sur l’alimentation et l’environnement. C’est une médecine systémique, où l’on raisonne « élevage » avant de raisonner « cas isolé ».

Le quotidien vu par Solène : technicité, réactivité et sens

Après plus de dix ans d’exercice, Solène incarne la polyvalence et la rigueur que requiert la pratique rurale. Une même journée peut alterner entre bilan de reproduction avec échographie, vêlage, mammite aiguë, suspicion de choc toxique et visite conseil sur une diarrhée néonatale. Cette diversité demande aux vétérinaires ruraux de se former régulièrement pour mettre en place des examens complémentaires de manière adaptée. L’essentiel demeure la prise de décision rapide pour soulager l’animal et sécuriser le troupeau.

Des femmes au premier plan d’un métier longtemps perçu comme masculin

Aujourd’hui, de nombreuses consœurs choisissent cette voie exigeante. L’expérience de Solène en témoigne :

« Le fait d’être une femme parisienne de surcroît ne doit pas être un frein. J’ai été très bien acceptée par les éleveurs. Et si certains se posent encore la question, lorsqu’il faut faire usage de la force, on trouve des techniques pour s’en sortir tout aussi bien que les hommes. »

Sur le terrain, l’efficacité repose sur la préparation, les bons gestes et la sécurité. Les techniques de manipulation douce, l’usage d’outils adaptés et la coopération avec l’éleveur priment sur la force brute. C’est aussi cela, la modernité du métier.

Le lien humain au centre : confiance, pédagogie et décisions partagées

Le vétérinaire rural n’intervient jamais seul. Il compose avec l’éleveur entre sa connaissance de ses animaux et la réalité du terrain. Leur relation repose sur la confiance et la pédagogie : vulgariser demande du temps et des mots simples. C’est tout le sens d’une pratique qui vise l’efficacité sans jargon.

Le reportage met en évidence le mélange d’exigence et de moments forts qui fait le quotidien de la médecine rurale. Solène l’exprime parfaitement :

« L’ambiance la nuit dans une ferme, auprès de la vache et de l’éleveur est particulière et indescriptible. Si en plus c’est un vêlage ou une césarienne qui se passe bien avec un veau vivant, le retour dans sa voiture avec la lune et les étoiles a quelque chose d’irréel, on est comme dans du coton. »

Derrière la technicité, il y a l’humain, la joie d’un veau qui respire, le soulagement partagé et cette sensation d’être utile.

Fovéa, un engagement collectif pour la médecine rurale

Au sein de notre groupe vétérinaire, la médecine rurale n’est pas un « à-côté », c’est un pilier. Maintenir des équipes formées, soutenir l’attractivité du métier, organiser les plannings, investir dans du matériel adapté et des véhicules équipés sont des enjeux majeurs. Pour les éleveurs, savoir qu’un vétérinaire peut intervenir rapidement n’est pas un confort, c’est une condition de santé, de bien-être animal et de performance d’élevage.

Notre objectif est double : sécuriser l’accès aux soins vétérinaires ruraux pour les éleveurs et soutenir les praticiens qui choisissent ce parcours exigeant et passionnant. Ce soutien passe par des équipes soudées, des protocoles partagés et une organisation de garde maîtrisée entre grappes locales.

Un reportage signé TF1

Le métier de vétérinaire au cœur de nos campagnes est exigeant, parfois éprouvant, mais fondamental. Il protège la santé et le bien-être des animaux, il soutient les éleveurs, il sécurise notre alimentation, il participe à la vitalité des territoires. Et il demeure, pour celles et ceux qui l’exercent, une véritable passion. L’image de Solène rentrant de nuit après un vêlage qui s’est bien passé, « comme dans du coton », dit mieux que tout le sens de cette vocation. C’est un métier de présence, de gestes justes et de décisions utiles.

Source : Vétérinaire : l’urgence dans nos campagnes – Publié le 1 janvier 2026 à 13h31 – JT 13h Semaine©

Prenez rendez-vous en toute confiance

Besoin d'une consultation pour votre animal de compagnie ? Trouvez la clinique vétérinaire la plus proche de chez vous !

Trouver une clinique

Les dernieres actualités