L’intradermoréaction (IDR), ou test cutané allergologique, est un examen essentiel en dermatologie vétérinaire. Il consiste à injecter de petites quantités d’allergènes (acariens, pollens, etc.) dans le derme de l’animal pour identifier les causes d’un syndrome cutané atopique ou d’un asthme. L’objectif final est souvent de mettre en place ensuite une immunothérapie spécifique (désensibilisation).
Dans cet article :
Chez le chat, la lecture des tests allergologiques classiques est particulièrement difficile car les réactions cutanées sont souvent planes, transitoires et très peu rouges par rapport à celles d’autres animaux. L’utilisation de fluorescéine, injectée par voie intraveineuse juste avant le test, permet d’améliorer considérablement la qualité et la sensibilité de l’examen. Les réactions positives sont ensuite lues dans l’obscurité à l’aide d’une lampe à ultraviolets (lampe de Wood) qui fait ressortir les zones d’inflammation en vert fluorescent.


Pour le confort du chat et la précision du geste, l’examen se déroule sous sédation. Une petite zone rectangulaire est tondue délicatement sur le côté de l’abdomen. Après l’injection de la fluorescéine, le vétérinaire réalise de multiples micro-injections intradermiques correspondant aux différents allergènes testés. La lecture s’effectue en continu pendant une vingtaine de minutes sous lumière ultraviolette.
À noter : après l’examen, les muqueuses et certaines zones de la peau de votre chat pourront paraître temporairement fluorescentes, ce qui est tout à fait normal.
En effet, même si cela n’est pas toujours indispensable, il peut être pertinent de combiner les intradermoréactions qu’elles soient avec fluorescéine chez le chat ou sans chez le chien avec des dosages sérologiques (prises de sang). Le développement récent de l’allergologie moléculaire pour les tests sanguins permet d’apporter un complément d’information crucial pour mieux étayer la décision médicale et la formulation de la désensibilisation notamment dans les cas où les intradermoréactions sont douteuses.

Contrairement au chat, les IDR chez le chien sont réalisées de manière classique, sans injection de fluorescéine. En effet, la peau du chien réagit de manière beaucoup plus nette : l’érythème (rougeur) et le gonflement sur les sites d’injection sont facilement lisibles à l’œil nu
Une anesthésie n’est généralement pas nécessaire et l’examen se fait le plus souvent en présence des propriétaires.
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